Dans la peau d’une frisée face à la société

Ré-edit de cet article :

Et voilà on y est, je sens qu’il est temps pour moi de vous partager mon expérience de ma recherche identitaire en tant que métisse. 

Un parcours qui me tient à cœur et âme. Cela m’a pris beaucoup de temps, de recul et de courage… Et je n’ai même pas réussi à vous partager tout ce que je voulais en faisant court.

Je ne parle pas souvent de mon intimité sur les réseaux, mais pour toutes les personnes qui vivent de la discrimination ou qui ont grandit face à ce type d’injustice, il est de mon devoir de ne plus en faire un tabou ! 

C’est partie pour l’histoire d’une frisée pas si frisée que ça !

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Ah les beaux cheveux de mon enfance, ma mère en  prenait toujours soin avec les meilleurs produits qu’elle trouvait, enfin qui était trouvable à l’époque.

Je n’aimais pas mes cheveux lorsque j’étais enfant, je les qualifiais de « en pétard » à cause des moqueries d’enfants.

Pourtant, ma mère pouvait être un modèle pour moi, elle s’est toujours acceptée en tant que femme noire et crépue. Qu’elle était belle avec sa coupe de cheveux très court, elle avait des allures de Grace Jones et j’étais fière d’avoir une maman qui assumait ses racines et aujourd’hui, j’en suis encore plus fière, elle me montre qu’avoir des rides et des cheveux gris, c’est la beauté de la sagesse, je n’en connais pas beaucoup des femmes de son âge qui s’assume depuis toujours, elle est ma référence en matière d’acceptation de soi !

Je suis de la génération année 90, j’étais toujours la seule métisse à l’école. Du moins, lorsque nous revenions en France avec mes parents. Malheureusement, j’étais toujours placée dans l’enseignement privée, donc très peu d’étrangers autour de moi.

On ne réalise pas vraiment, mais encore à cette époque, les gens n’étaient pas très ouvert, il n’y avait pas beaucoup de noires et métisses dans l’entourage des blancs contrairement à aujourd’hui.

Je ne dis pas que les jeunes ne peuvent pas vivre du racisme dans les années 2010, mais ils ont parfois la chance d’être soutenue avec leur communauté culturelle et d’être dans une génération plus ouverte, il y a de plus en plus de métissage.

Dans les années 90, les gens étaient encore très racistes, je me rappelle des propos injustes (et sexistes) à l’égard de ma sœur noire et de l’agression plutôt violente de ma mère devant une enfant de 6 ans.
Je n’avais jamais assisté à une violence pareille, simplement parce que ma mère n’était pas satisfaite d’un produit téléphonique, la femme du service s’agaçait de devoir lui donner un abonnement et a commencé à lui manquer de respect.

Je m’en rappelle comme si c’était hier, ma mère m’avait demandé d’aller à l’entrée, mais j’entendais tout et voyais tout, parce que je le voulais, j’avais peur, voilà que j’entends la femme lui hurler dessus sans raison et finir par gifler ma mère. Ce fut un gros choc pour moi, j’ai tout de suite déboulé en criant « sorcière, je vais vous tuer si vous touchez encore à ma maman » (oui, j’avais déjà une grande sensibilité et force face aux injustices).
Bref, c’est à ce moment-là que j’ai compris que ma mère n’avait pas la bonne couleur en France, en 1997. C’était la première fois que je pris connaissance du racisme.

Les gens ne réalisent pas toujours combien ce n’est pas facile d’être noire ou métisse, je me suis souvent sentie blessée.
Le pire dans le metissage (mâte de peau) c’est quand les noir.e.s te disent que t’es blanche et que les blanc.he.s te disent que t’es noire.

Mais qui suis-je vraiment ? 
Mon père est belge et russe/chinois et ma mère togolaise/allemande et béninoise, j’ai plus du sang « blanc » que « noir », je me sens autant l’un que l’autre, aujourd’hui du moins.

2004

J’ai commencé à complexer concrètement vers mes 12 ans.
Je ne supportais plus ma différence, je me sentais mal à être la seule métisse dans le collège, je ne pouvais m’identifier qu’à des filles blanches, que ce soit à la télévision ou dans les magasines. Quand on voyait des métisses dans les clips, pubs ou autres, elles avaient toujours des permanentes ou des cheveux lisses.

Toutes les filles autour de moi avaient des cheveux lisses et sans volume puisque la mode du cheveu effilé l’imposait.

J’ai commencé à vouloir avoir les cheveux lisses, malgré les avertissements de ma maman, vous savez bien qu’à l’adolescence, on veut faire nos propres expériences, la mienne, c’était de ressembler aux modèles de beauté qui sont soi-disant ceux qui plaisent : avoir les cheveux blonds, avoir les cheveux lisses, avoir de gros seins, avoir et jamais du être.
Plus j’étais authentique, naturelle avec mon métissage, marrante, masculine et à jouer au foot, plus j’étais seule, j’avais conscience que pour être intégrée, je devais ressembler aux autres, mais je n’y arrivais pas complètement. Finalement, j’avais changé mes cheveux, mais pas mon style vestimentaire.

J’ai donc enchaîné le brushing puis lissage jusqu’au jour ou j’ai découvert que le défrisage à l’ammoniac pouvait garder les cheveux lisses permanents.
Mes cheveux sont très fins par nature, je n’avais pas besoin de les lisser tous les jours, et après la piscine avec les copines ils étaient tout lisses, vive le défrisage, j’en faisais tous les 4 mois pendant 3 ans sans parler des colorations, bref, je faisais un peu de tout avec mes cheveux, mais heureusement que malgré toutes ces horreurs, je pratiquais de superbes routines capillaire. Ma mère était ok pour que les défrise, mais seulement si je les entretenais et les hydratais beaucoup.

Je commençais à me sentir bien, à être intégrée dans mes nouvelles écoles où personne ne me connaissait en temps que frisée.
Le complexe était tellement fort qu’à l’extérieur, je profitais de mes origines russe/chinoise pour dire que c’était mes cheveux naturels et vu que mes yeux sont un peu bridés et ma peau plutôt clair pour mon métissage ça passait plutôt bien, je faisais une sorte de White-Passing. J’avais tellement honte de ce que j’étais.

« Être White-Passing signifie aussi que mes traits sont favorisés par la société et les médias. Je pourrais facilement m’identifier aux Princesses Disney comme Belle ou Blanche-neige, tandis que mes cousines ont dû attendre la sortie de La Princesse et la Grenouille pour pouvoir voir en la Princesse Tiana un personnage qui leur ressemble plus. Les filles blanches ne vont jamais avoir à chercher et attendre. Les filles noires ont dû attendre 18 ans après la première Barbie pour avoir une poupée qui n’a pas la peau claire et les cheveux blonds. Quand des enfants racisés voient ces représentations des mêmes personnages blancs encore et encore, ils sentent qu’il y a quelque chose d’anormal dans leur aspect, en considérant qu’à chaque fois qu’un personnage racisé apparait, c’est pour une édition spéciale plutôt qu’une version normale. »

2006

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2007

Arrivée à mes 16 ans, je n’avais plus vraiment de volume, comme avant mes cheveux étaient longs, mais pas très beau. La racine frisait et les pointes étaient lisses et sèchent (les restes du défrisages). C’est à ce moment que j’ai arrêté de les défriser, j’ai voulu aller au collège avec mes cheveux sans les lisser, ce fut un échec, presque tout le monde de ma classe s’est moqué de moi en m’appelant « mouton » du coup retour à la case départ, sans défrisage je faisais plutôt des brushings (je ne voulais pas les abîmer encore).

J’étais angoissée de retourner à l’école, et ce, pendant de très longues années. J’ai longtemps vécu dans la frustration identitaire, je voulais tellement être moi-même au naturel, car je ne détestais plus mes cheveux, au contraire, malheureusement ce qui me faisait ne pas les aimer, c’était simplement le regard des autres sur mes cheveux, je n’arrivais pas à être moi.

Voici comment étaient mes cheveux 3 ans après le défrisage.

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racine frisée pointes et longueurs abîmées

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éclaircis, car abîmés, secs et cassés

Et puis ma dernière année de lycée j’en ai eu marre de vouloir ressembler à miss tout le monde en me sentant obligée de rentrer dans le moule.

Être libre n’est-ce pas le but de la vie ?

Il est normal pendant l’adolescence de passer par la « crise » identitaire, mais c’est répugnant de voir de quelle façon les médias pousse la pré-adolescente à être sexy comme une femme.

Les complexes de la femme africaine résident souvent dans le désir d’être comme les Européennes en pensant que c’est ainsi que l’on est belle : peau claire, cheveux lisses … Alors que la beauté est partout. Si seulement je l’avais compris plus tôt !

Je vous partage le super article L’Acceptation De Soi d’Alynature (une blogueuse et personne si bienveillante), elle met en avant des sujets qui me tiennent à cœur, allez découvrir son beau travail et sa touchante expérience.
Elle vous parle aussi de l’expérience où l’on propose à des enfants de choisir entre une poupée blanche ou une poupée noir, c’est sidérant de voir que pour un enfant noir être noir, c’est mauvais, c’est méchant et que le blanc, c’est beau et gentil. Tout s’ancre dans l’esprit de l’humain dès l’enfance.

J’ai donc décidé fin 2009 d’assumer l’afro, de m’assumer, je commençais peu à peu à me retrouver et à me respecter tel que j’étais, tel que mes origines sont au plus profond de moi, il n’y avait plus de raison d’avoir honte, pourquoi avoir honte d’avoir dans mon sang une aussi grande diversité culturelle, je me sens autant noire que blanche, cela me permet de prendre du recul et de comprendre facilement de nombreuses cultures : ce a toujours été facile, puisque j’ai grandi aux quatre coins du monde (Asie, Afrique, Europe, etc.), d’ailleurs, c’était toujours en Europe que je souffrais de ma différence et de racisme, je devrais oser vous faire une vidéo un jour.

2009
Peace and Love

Fin 2009j’ai débarqué un jour à l’école toute fière avec ma tête de hippies des années 80, j’avais juste lavé mes cheveux et les avais laissé gonfler à l’air, je n’y connaissais pas grand chose dans le soin des cheveux afro.
Haha, j’avais une de ces dégaines, un style bien à moi au milieu de toutes ces filles en Prada, sac Longchamps, tout ce qui gravitent autour de l’hypersexualité. J’étais plus Ray-Ban, pantalon taille haute, patte deph’,haut ample venant d’une friperie vintage et en plus, je me trimballais partout avec ma guitare, ma pipe et ma petite souris dans mon chapeau ou mon afro, bref tout ce que j’avais refoulé était sortie d’un coup, avec du recul, je comprends mieux la surprise de certaine de ma classe.

Certaines trouvaient ce changement bof, des pestes et des jalouses, qui préféraient que je cherche encore à leur ressembler. J’ai souvent subi le rejet des filles, surtout quand j’ai commencé à m’assumer et à devenir une petite femme libre. La plupart trouvaient que c’était super cool de m’affirmer enfin. Au moins, je n’étais plus touché par le regard des autres, je prenais enfin ma crinière telle une lionne (signe astro) que je suis et je continuais ma vie à la recherche de l’accomplissement de soi.

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2010

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2010

Je n’en prenais pas encore particulièrement soin, vu que je vivais dans le sud de la France avec très peu de calcaire dans l’eau, du soleil toute l’année et de l’eau de mer méditerranéenne, ils avaient un bon apport grâce à mon environnement.
Ils étaient très doux, mais ternes, dévitalisés et un peu cassants, ce qui est normal vu les antécédents.
Ils étaient tellement fragilisés qu’avec le soleil, ils avaient tendance à s’éclaircir.
Par contre j’avais beaucoup de petites boucles.

Et puis fin 2010, je me suis installée en Belgique pour faire mes études, dans le pays du froid, de la grisaille, dans une ville bourrée de pollution et de calcaire, je pensais connaître un nouveau départ pour mes cheveux, j’étais loin d’imaginer ce qu’il allait leur arriver.

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En mai 2012, avec l’arrivée de l’été et la chaleur, je les lavais souvent et avec des shampooings pas top, ils ont commencé à être rêches et je n’arrivais plus à retrouver les petites boucles de mon afro, l’eau calcaire a abîmé mes cheveux au fur et à mesure, ce qui m’a poussé à essayer les dreads en août 2012 j’avais toujours rêvé d’en faire.

Je n’avais plus rien à perdre au vu de l’état de mes cheveux.

Au final, j’ai gardé mes dreads quelques mois et j’ai coupé tous mes cheveux en octobre pour un nouveau départ. À chaque fois que je les coupe je remarque qu’ils sont plus bouclés et lisses à la texture, mon objectif était donc de les entretenir pour qu’ils restent ainsi en poussant.

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BIG CHOP octobre 2012

C’est là que j’ai commencé à avoir une vraie routine capillaire, je ne connaissais pas encore les méfaits des shampooings chimiques du coup, j’en utilisais encore.

Mon déclic : mes mauvaises expériences, la dégradation de mes cheveux, mais surtout, je voyais beaucoup plus de métisses et de noir.e.s avec des afros en Belgique.
J’étais sensible au naturel (Encore plus avec ma super grande sœur : c’est une fée de la nature) je ne savais pas trop comment démarrer.
Avec une bonne dose de prise de conscience et de courage pour m’affirmer, j’ai commencé à me sentir plus belle avec mes cheveux frisés.
J’en avais marre d’entendre partout « et t’es Chinoise ? Polynésienne ? des îles ? », je ne voulais plus ressembler un idéal qui ne m’appartenait même pas, difficile, très difficile à accepter, mais bon l’essentiel c‘est finalement de le comprendre un jour !

En soin, j’utilisais principalement de l’huile de ricin pour la pousse et une crème hydratante à base d’huile de coco (de très mauvaises compos).
De temps en temps, pour faciliter le démêlage, j’utilisais de l’aloès Vera en gel.
J’ai utilisé longtemps le Garnier ultra doux avocat karité en shampooing et masque qui apportaient quand même une bonne texture.
Chaque hiver, je faisais des coiffures protectrices africaines, les tresses, je m’amusais à les faire en plus !

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Comme vous le voyez en 2014 (donc 2 ans plus tard) ils ont bien poussée et ont déjà un meilleur aspect, mais toujours le problème de casse et de pointes sèches, sûrement à cause de cette crème chimique à base de coco.

Par contre, ils ont bien pris en masse et volume. Mes cheveux poussent toujours de cette façon, de très court, il passe vite à mi-long et ensuite poussent en volume avant de continuer en longueur.
Sur cette photo, j’avais fait une coloration naturelle, avec le soleil de l’été, mes cheveux s’éclaircissent toujours.

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2014

Comme j’en parlais dans ma routine capillaire de 2015/2016, il est important de ne pas tout mélanger sur les cheveux et de faire des cures étapes par étapes, sinon vous ne saurez jamais ce qui a été bon ou mauvais sur vos cheveux, dans cet article vous y trouverez aussi mes indispensables en matière de soins capillaires.

Au final en mai 2015, j’ai décidé de repartir sainement à zéro en refaisant mon big chop pour la dernière fois avant qu’ils aient atteint la longueur souhaitée. J’ai arrêté le shampooing (principe du no poo), l’après-shampooing et les masques pour tout fabriquer moi-même.

Ici, vous trouverez mon expérience sur comment, je suis passée de 7 cm à 19 cm en 7 mois grâce à mon habituelle cure de ricin, mais pas que.

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BIG CHOP mai 2015 + coloration naturelle au henné noir

Décembre 2015

Tous les mois, je faisais mon masque protéiné afin de bien les nourrir et une base de shampooing neutre bio sans sulfate (avec de l’HE ylang) une fois par semaine.

Parfois, je les lavais toutes les deux semaines (ils ne se salissent pas vite et il n’est pas très bon de laver les cheveux trop souvent, le sébum est important) à ce moment, j’utilisais pour les rincer soit de l’eau avec du vinaigre de cidre (pour adoucir l’eau calcaire), du yaourt et/ou en eau de rinçage de l’eau de riz.

Pour les hydrater et les nourrir, c’était aloès vera et coco.
Ce fut ma cure/mon rituel pendant quelques mois (explication dans l’article de mon évolution capillaire).

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Mai 2016

On arrive en mai 2016, comme vous le voyez à mes bonnes joues, je suis enceinte, j’ai donc continué à prendre grand soin de mes cheveux pour ne pas avoir de problème de chute après la grossesse et pour ne pas les abandonner (je confirme après la grossesse que cela a été efficace, ils n’ont jamais été aussi beau d’ailleurs).

Avec la fatigue de la grossesse je n’avais plus trop la motivation de faire certains soins, j’ai donc découvert la superbe crème hydratante capillaire de Shea Moisture.
J’ai décidé aussi de remplacer l’huile de coco qui n’apportait plus trop de changement à mes cheveux, sur le long terme ils étaient trop nourrit par l’huile de coco et commençaient à casser. J’ai arrêté l’huile de coco et j’ai utilisé du beurre de mangue et mon beurre d’avocat maison.

Que du bon sur le long terme, j’ai remarqué que la mangue, finalement, n’était pas indispensable comme mes cheveux n’étaient plus aussi « malade », j’ai juste utilisé le Shea Moisture et toujours bien sûr les soins pousse du cheveu à l’huile de ricin (sans l’HE d’ylang, puisque j’étais enceinte).

Du coup, mon spray de ma routine capillaire n’était plus adapté, j’ai pu le simplifier.

Je suis passée de cette recette :
– 20 cl d’eau de source ou filtré
– 2 cs d’HV jojoba
– 1 gtt d’HE de lavande ou l’ylang-ylang
– 44 gtts de provitamine B5 appelés aussi panthénol

À une plus minimaliste où je mets tout simplement de l’eau de source ou de l’aloès vera pour hydrater et une crème ou une huile végétale pour nourrir. Et c’est à présent suffisant pour mes cheveux en bonne santé.

Vous remarquerez qu’une fois que vous aurez retrouvé des cheveux sains et stables vous n’aurez plus besoin de faire autant de rituel avec des cures qui changent, avec le temps vous trouverez 2/3 produits phares qui seront parfaits pour vous. Je vous renvoie donc vers l’article Prendre soin ses cheveux d’Alynature, voici un extrait afin de mieux comprendre l’évolution du mien :

« Quel est son type de cheveu ?
Andre Walker (coiffeur américain), a créé la classification des cheveux afin de nous aider à nous repérer. Il existe 4 catégories contenant elles-mêmes 3 sous-catégories (excepté la catégorie 1). Nous avons donc les cheveux lisses (1), les ondulés/bouclés (2A2B2C), les bouclés/frisés (3A3B3C) et les crépus (4A4B4C). »
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Petite, j’avais des cheveux bouclés, ondulés et parfois lisses fins à certaines zones : 
2C dans l’ensemble, 3A des longueurs aux pointes, 3B sur certaines mèches et 2B sur la nuque et sur les côtés.

Après quelques années après les défrisages ils sont devenus frisés, ondulés, parfois crépus : 3C dans l’ensemble, 4A sur les pointes et 2C sur la nuque et sur les côtés.

Aujourd’hui, ils redeviennent peu à peu comme quand j’étais petite, mais plutôt frisés, bouclés, ondulés et finalement, j’ai remarqué toujours très très fin : 3B dans l’ensemble, 3A sur certaines longueurs et 2B sur la nuque et sur les côtés.

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Octobre 2016

Ils sont tops, mais encore un peu sec ça doit être la fin de grossesse et les hormones, j’avoue aussi que de temps en temps, j’étais bien trop pour faire ma coiffure protectrice du soir. C’est pour cela que pendant 3 mois, j‘avais fait des tresses.

Je vous partage la photo de celle-ci parce que j’ai osé le gris blanc et c’est trop beau si vous voulez des idées de coiffure.

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Août 2016

Et voilà, on y est 13 ans plus tard.
On se retrouve en janvier, j’ai fini ma crème depuis décembre et j’utilise tout simplement le beurre de karité que je pensais inefficace avant, en fait comme une andouille, je n’en mettais pas assez pour le besoin intense de mes cheveux secs et bien MIRACLE CAPILLAIRE pour ma tignasse, avec cet hiver glacial mes cheveux n’ont jamais étaient secs.
J’applique en très grosse quantité le beurre de karité sur mes cheveux quand je les tresse chaque soir, cela les protège tellement bien du froid et de la déshydratation (je vous ferais un article sur ces bienfaits miraculeux).

Bien-sur on l’applique sur cheveux humidifiés. Je vous laisse voir la différence d’octobre 2016 à mars 2017, je n’ai rien fait de particulier à part bien les nourrir en karité soit tous les jours ou tous les deux jours (ça dépend de leur absorption) et puis bien-sur les bons soins que je leur ai apporté sur le long terme.

Je précise dans  cette ré-édition de l’article, aujourd’hui en février 2019, je suis et j’ai toujours été allergique au beurre de karité, je ne savais pas que mon eczéma venait en partie de là, c’est la présence du latex végétal qui cause cette réaction cutanée.C’est la grande tristesse du coup je remplace le karité par du beurre de cacao, ça marche bien aussi, mais pas mieux.

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Je suis heureuse, trouver mon identité a été libérateur, mon long parcours porte aujourd’hui ses fruits et je retrouve mes vrais cheveux d’avant défrisage lissage brushing. Bonjour cheveux frisés à tendance ondulés et bouclés, j’aime les savoir en bonne santé, brillants, volumineux, très difficilement cassables, souples, toujours aussi fins, doux, lisses et long quand je les tends !

À présent, ma routine capillaire sera simplifiée, je vous la partagerai dans un autre post, mais vous avez déjà eu un petit aperçu. J’en ai beaucoup dit exprès, afin que vous ne désespériez pas les naturalistas, les frisées, les bouclées, les crépues, etc.

Tout vient à point à qui sait attendre, avec persévérance et motivation, mais surtout régularité et observation et de l’envie hein ;).

On a toutes des cheveux différents, vous aurez remarqué sur ma biocapillographie que j’ai fini par dompter et apprendre à connaître mes cheveux et c’est cela le plus important, s’il n’y a pas de changement, c’est qu’un soin ne convient pas, ça ne sert à rien de vouloir des miracles, regardez le coco n’a plus été efficace pour moi alors que pour d’autres, c’est un miracle.

De plus près :
2014 à 2017
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Et je ne cesserai jamais de le dire, buvez, mangez, vivez sain, vos cheveux, votre corps, votre âme, ils vous diront merci ! On ne peut pas être saine si on fume, on boit, on ne dort pas bien et qu’on mange mal tout le temps !

Il n’y a pas de miracles sans dur labeur !
Ne découragez pas, se dire que tout est possible dans la vie, c’est le chemin de toute réussite et je suis là pour essayer de vous guider comme il m’est possible en partageant mes expériences.

Aujourd’hui, j’ai monté mon entreprise, je vous invite à voir ce petit bijou, si vous avez besoin d’une consultation beauté et santé, c’est à présent mon métier et je vous apprends même à fabriquer vos produits !

LES ATELIERS LUNATURE

13 Replies to “Dans la peau d’une frisée face à la société”

      1. Ne dis pas ça, on est tous quelque chose, mais nous le savons tristement pas toujours 🙂 ton dieu ne serai pas d’accord avec toi je pense ❤ ❤ ❤ on est tous amour et vie ❤ !

        J'aime

  1. Merci pour ce témoignage. J’ai grandi en Martinique et j’ai quand même été confrontée à des « Pourquoi tu ne te défrises pas? », surtout au collège. Alors j’imagine comme ça a dû te mettre la pression.
    En tous cas, tes cheveux sont très beaux ^^ Tu as fait du bon boulot. Bisous !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire qui me touche beaucoup :-), en effet le racisme est partout je ferai un autre article sur le sujet ^^. Chez les blancs j’étais noire, chez les noires j’étais blanche du coup ça n’a pas toujours été simple de trouver mon identité alors je te comprends aussi surtout en Martinique ou l’on s’attend plutôt à être accepté. J’espère que pour toi cela est du passé !

      Gros bisous!

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  2. Bravo à toi! Même si je ne te connais pas je suis quand même fière que tu oses enfin montrer qui tu es !
    Je sais que ça à dù être difficile et demander beaucoup de courages, de convictions et de confiances en soie. Mais photos après photos on voit bien que tout cela porte ses fruits et à quels points c’est important de se sentir bien dans sa peau et dans sa tête!
    Je suis passé par là moi aussi et étant venue en France depuis la Côte d’Ivoire a l’âge de 8ans j’ai eu moi aussi peine à me reconnaître dans les magazines, à l’école… et faire face aux moqueries de mes camarades.
    Et je penses que c’est grace à des personnes comme toi que nous feront changé les choses et redonnerons confiance à toute ses petites filles!😀

    Aimé par 2 personnes

    1. Ohhh je ne sais pas quoi dire à ces magnifiques paroles 🙂 merci beaucoup, en effet ça n’a pas été facile, mais voilà je suis contente d’avoir tracé ma route et je te félicite aussi je suis également fière de voir que je ne suis pas la seule. Mon but à présent et de sensibiliser toutes les femmes dans notre situation, j’aimerai fonder mon propre organisme en fait dans mon pays en Afrique d’ailleurs, j’espère que ça portera ces fruits là-bas ou la douleur identitaire et encore plus forte qu’on ne le pense !
      Je te remercie encore et te souhaite le meilleur du monde ❤ !

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  3. Waaaw quelle expérience!
    J’ai apprécié lire ton témoignage et tes cheveux sont magnifiques au naturel! 😍😍 Tu as tellement raison quand tu parles de la beauté… »elle est partout ce n’est pas qu’une question de couleur, de texture… » 💕

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup ma belle ❤ c'est super gentil, haha oui un sacré parcours je suis contente que cela soit si simple aujourd'hui, on est tellement mieux quand on est soi-même !!

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  4. L’article est passionnant, ton parcours capillaire aussi bien que ton parcoursvoyage psychologiques le sont également. Tu égraines tellement de conseils et d’astuces que je sens que je vais me perdre sur la toile… 🙂

    Aufait, je suis bluffée par ton évolution capillaire depuis 2015… 🙂

    Aimé par 1 personne

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